Le FRANC-LYONNAIS

LE  FRANC - LYONNAIS

 

 

D’après J. Barre ‘’la Colline de la Croix-Rousse

 

Depuis 1398, elle (la Croix-Rousse) fait partie du Franc-Lyonnais. Cette petite province indépendante, cette marche- frontière, comprend ‘’la totalité ou partie des petites villes ou villages qui sont en sortant de Lyon : Cuire dit la Croix-Rousse, Caluire, Fontaines, Rochetaillée, Fleurieu, Neuville, Genay, Bernoud, Civrieux, Saint Jean-de-Thurigneu, et au-delà du territoire de Trévoux, de l’autre côté du ruisseau de Formant, Saint-Bernard, Riottier et Saint-Didier’’(Almanach de Lyon 1788).

Cette petite contrée limitée à l’est et au nord par la Bresse et la Dombes, au sud par Lyon, à l’ouest par la Saône, s’étend sur 15 kilomètres de long environ et 6 de large. D’abord sous la protection des ducs de Savoie, ses habitants se placent ensuite sous celle des rois de France en acceptant de payer volontairement 3 000 livres tous les 8 ans. En échange ils en retirent protection mais aussi de nombreux avantages fiscaux ; ces privilèges voulant que :

 

‘’les habitants du Franc-Lyonnais demeurassent quittes, francs et exempts de toutes tailles, subsides, garnisons de gens de guerre, tant de pied que de cheval, fournitures de meubles et logis pour y faire séjour, ni autrement, contributions aux réparations de la ville et de la citadelle de Lyon, fournitures, façons et conduites de farines, pionniers, bâteaux, chevaux de trait, et de toutes autres subventions mises ou à mettre, pour quelque cause et occasion que ce fût’’,

seront maintes fois confirmés par les rois de France.

 

 

 

D’après M. et J. Basse ‘’ Histoire de Caluire et Cuire’’

 

Les paroisses de nos régions eussent vécu heureuses et sans histoire, entre les abbés d’Ainay et de l’Ile-Barbe, sans les luttes entre les puissants seigneurs qu’étaient le duc de Savoie et le duc de Forez, baron de Beaujolais, ce qui les amenèrent à demander la protection des rois de France.

Ce fut l’origine du FRANC-LYONNAIS.

Le 13 janvier 1445, une lettre du roi Charles VII ordonne au bailli de Mâcon de prendre sous sa protection les abbés de l’Ile-Barbe et d’Ainay pour les défendre contre tous conspirateurs, y compris les ducs de Savoie et comtes de Bresse.

Le Franc-Lyonnais, resserré entre la Bresse, les Dombes, et la ville de Lyon, comprenait les petits bourgs de Cuire et la Croix-Rousse, Caluire, Fontaines, Rochetaillée, Fleurieu, Vimy (devenu Neuville), Genay, Bernoud, Civrieux, Saint-Jean-de-Thurigneu, Saint-Bernard, Riottier et Saint-Didier.

 

En échange de la protection du roi, les Habitants lui payaient, sous forme de don, une somme de 3 000 livres tous les 8 ans. Les petits pays gardaient leur autonomie sans être annexés au royaume. Ils étaient à perpétuité exempts de taille, subsides et impôts, ainsi que du logement des gens de guerre. Ces franchises et privilèges, enviés par les pays voisins, furent reconnus par le pouvoir royal jusqu’à la révolution. Genay d’abord, Vimy ensuite, furent capitales du Franc-Lyonnais.

 

NOTA : Caluire était aussi en partie sur la province de Bresse, avec les quartiers de Saint-Clair et Vassieux. La grand rue de Caluire formait frontière.

 

D’après G. Chauvy et S.-A. Blanchon – ‘’Histoire des Lyonnais’’ – PRINCIPAUTE DES DOMBES ET FRANC-LYONNAIS –

 

Au sortir des guerres de religion, les pays qui constitueront le département de l’Ain sont encore au centre de querelles venimeuses, plongeant les populations dans des heures pénibles.

Henri IV sur le trône de France, voilà qui déçoit et revigore à la fois les prétentions du duc de Savoie, Charles-Emmanuel Ier, allié de l’Espagne par son mariage avec l’infante Catherine-Michelle.

Aux portes de Lyon s’engagent alors de virulents affrontements.

 

Le connétable de Montmorency, désigné par le roi pour reprendre les armes contre la Maison de Savoie (le traité de Cateau-Cambrésis a rendu à cette dernière, en 1553, la Bresse, le Bugey et le pays de Gex en partie récupérés en 1525 et 1536 sous François Ier , assiège et s’empare, en novembre 1594, de Montluel et Miribel. L’escalade se poursuit. La pénétration royale s’accentue avec Biron, gouverneur de Bourgogne, reconquérant de la Bresse, et  le connétable Lesdiguières, victorieux en Bugey.

 

Ces terres redeviennent finalement propriété de la couronne de France après la signature, le 17 janvier 1601, du traité de Lyon. Cette ville est d’ailleurs familière et d’heureux présage en ce début de siècle pour Henri IV, puisque un an auparavant, en pleine campagne  contre le duc de Savoie, son mariage avec Marie de Médicis a été célébré en la cathédrale Saint-Jean.

 

Deux enclaves demeurent cependant, originalement isolées au milieu de ces pays pour lesquels on vient de s’entre-déchirer.

 

*La Dombes d’abord, dont François Ier en 1525 s’était attribué la souveraineté avant de revenir, 35 ans plus tard, aux ducs de Bourbon-Montpensier qui gèrent ce fief transformé en « Principauté », indépendant, doté d’une capitale, Trévoux, le territoire possède son gouverneur, un parlement installé à Lyon puis dans sa ville principale, de 1696 à 1711 ; la « Principauté des Dombes » jouit de certains autres avantages, tel celui de posséder une Chambre des Comptes et également le privilège de battre monnaie, perpétuant ainsi une tradition remontant aux sires de Thoire-Villars.

 

* le Franc-Lyonnais seconde enclave à la frontière de ce petit état.

 

Il « consiste (nous dit l’intendant Lambert d’Herbigny en 1698) en treize communautés renfermées entre  la Saône et la Bresse…, paie de 9 en 9 ans à la recette générale de Lyon un don gratuit de 3 000 livres, moyennant quoi il est exempt de tailles, d’aides et toutes autres impositions qui suivent la taille. »

Le nom de Franc-Lyonnais est naturellement tiré du fait que ce pays bénéficie de ces franchises fiscales.

 

Soumises dans un premier temps à l’influence  de l’archevêque de Lyon puis à celle du duc de Savoie, ses paroisses entrent dans le giron royal : Cuire, Rochetaillée, Fleurieu, Civrieux, Saint-Jean de-Thurigneu, Saint-Bernard, Riottier, Saint-Didier-de Formans, Fontaines, Vimy (Neuville-sur-Saône), Bernoud, Genay (le chef-lieu), et enfin ...la Croix-Rousse, également faubourg de Lyon, en définitive absorbée par la grande cité.

 

La province du Franc-Lyonnais conservera sa situation et ses avantages jusqu’à la Révolution.

                                                                                                                                                                                            H. Chapot

 



Les réactions

Avatar RichardLenry

Click Here!

Le 19-05-2018 à 07:05:23

Avatar wacurFaf

, - . . , . , - . , . , , . , , , . , . , " " , . " " : 1. . 2. , . 3. . . , , . . , . , , . " ". - .

Le 03-07-2018 à 13:09:49

Avatar medanDah

, , , . - . . , , , . ? , - , . , , , . "DreamTrainer", . - , . , , - . , , , . - , . , . , , , . , . , , . ! - . . , ! "DreamTrainer" !

Le 10-07-2018 à 21:20:40

Réagir


CAPTCHA