Les projets Utopiques sur Caluire et Cuire

 

Conférence du 16 janvier 2020

PROJETS UTOPIQUES A CALUIRE ET CUIRE aux XIX et XX SIECLES

Par Bernard BASSE

Nous allons nous projeter ensemble dans une certaine utopie qui s’est concentrée sur deux périodes distinctes durant lesquelles certains ont eu l’audace de proposer des projets visionnaires, et parfois totalement farfelus : le second empire et les années 1930.

Pour essayer d’analyser les projets qui furent inventés ou rêvés sur notre commune, il nous faut aller voir quelques projets initiés à Lyon qui devaient trouver un prolongement sur Caluire.

Le préfet Vaïsse perce à Lyon la rue Impériale qui devait trouver un prolongement sur la Croix Rousse et Caluire. Après l’étude des projets sur la presqu’ile en 1863, nous nous intéressons  aux prolongements envisagés sur Caluire dès la fin du XIX siècle et repris en 1931 en vue d’une exécution prochaine !

Deux grands boulevards en corniche sont prévus d’une largeur de 20 mètres, l’un coté Rhône en parallèle à la rue de Margnolles prenant naissance place Commandant Arnaud et débouchant sur la Place Foch en haut de la montée des Soldats, et l’autre côté Saône, de la rue Hénon jusqu’au Vernay en passant par la Place Castellane.

En complément de ces deux boulevards, un ensemble de voies devait irriguer les différents quartiers de Caluire, sans oublier la viabilisation complète de la zone maraichère.

A côté de ces projets de voiries permettant à Caluire de devenir une « cité résidentielle conforme aux normes d’hygiène et d’esthétique voulue par la municipalité », quelques rêves utopiques sont mentionnés : l’église de l’Immaculée Conception avec deux clochers, différents projets de mairies, l’avenir de la Propriété des Frères transformée en Héliport.

Et puis le grand projet qui aurait pu changer l’image de Caluire et Cuire.

Dès la fin du XIX siècle Caluire doit devenir - Caluire les Bains - Ville Thermale- pour recevoir des Thermes et un Casino, projet abandonné au profit de Charbonnières-les Bains. Mais l’idée est relancée en 1948, par la volonté d’un préfet de créer à Caluire un nouveau Casino : se sera Caluire Station Climatique ; là encore le conseil municipal s’y oppose.

Pour terminer quelques rêves utopiques d’ouvrages d’arts sur la Saône et sur le Rhône. Des ponts ou des tunnels tous plus farfelus les uns que les autres.

Et enfin, le projet d’annexion de Caluire par Lyon en 1860. Pour nos amis lyonnais il ne s’agissait en fait que d’une simple régularisation de limites !!!

En conclusion, soyons attentif, car pour Victor Hugo :

« L’utopie est la réalité de demain ».

 



Réagir