Visite du vieux Lyon 11/10/2017

 

LES CALUIRARDS  DANS  LE  VIEUX- LYON

 

Une vingtaine de Caluirards descendirent de leur colline le 11 octobre,  pour effectuer un plongeon au cœur de l’histoire lyonnaise, et découvrir ou redécouvrir le  passé archéologique de la cité rhodanienne. Nous fûmes chaleureusement  accueillis par Betty Berlingerie,  en son exceptionnelle salle de garde, sise face à l’historique TOUR ROSE, inscrite à l’inventaire supplémentaire en 1937, et classée M.H. en 1992.

Nous fîmes une première halte rue de la Brèche, (référence au baron des Adrets) pour admirer à petite distance la façade gothique récemment rénovée de la cathédrale Saint-Jean, et rendre un hommage ému aux 40 victimes de la catastrophe de 1930.

La place de la Trinité et la maison BAROU DU SOLEIL nous permirent d’évoquer  Laurent Mourguet et son Guignol, avant de jeter un coup d’œil sur le 2, montée du Gourguillon,  dont la voute d’allée est décorée de croisées d’ogives du XVème siècle. Le rez-de-chaussée de cet immeuble, jadis habité par les moines chargés des archives, est la partie inférieure d’une « haute traboule » qui débouche sur la montée du Chemin-Neuf (le bien nommé) neuf étages plus haut.  Nous avons croisé des personnes beaucoup plus jeunes que nous redescendant de ce « neuvième ciel », mais n’avons pas eu l’énergie de les imiter ce jour-là. Nous avons ensuite jeté un coup d’œil sur les balcons en bois de fin XIIIème siècle, dans la discrète impasse Turquet, nommé en hommage du Piémontais Turquetti qui,  associé à Naris, créa au XVIème siècle de nombreux ateliers de soierie dans le Vieux-Lyon.

Nous nous rendîmes ensuite au pied de la cathédrale pour en voir de près les pierres antiques et moyenâgeuses,  ainsi que les fascinants décors romans et gothiques  qui eurent la chance de ne pas être victimes des destructions des hordes du baron des Adrets en 1562.

La visite de la maison du Chamarier (construite au début du XVIème siècle et classée M.H. en 1943), resplendissante à l’issue d’une longue et méticuleuse récente restauration, nous donna un aperçu des merveilles de la première Renaissance lyonnaise, miroir de son modèle italien. L’architecture lyonnaise domestique urbaine de haut niveau n’a jamais prétendu rivaliser avec les prestigieux châteaux et églises de cette époque ; elle constitue néanmoins un ensemble prestigieux qui mérita, en 1998, l’inscription de Lyon au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO.  

Cet aperçu de la vieille ville nous fit ensuite trabouler du 54 rue Saint-Jean à la rue du Bœuf par la « Longue traboule » qui ravit les Caluirards par ses balustrades du XVIIème s.,  et autres symboles d’un passé qui attire à Lyon des visiteurs venus de fort loin.

Nous ne pouvions manquer d’admirer l’Hôtel de Gadagne, l’une des plus riches demeures du Vieux-Lyon, construite au début du XVIème siècle pour les Piémontais Pierrevive, puis remaniée quelques décennies plus tard pour les Florentins Thomas et Guillaume Gadagni. Menacé de ruine au début du XXème siècle, le bâtiment  fut racheté et restauré par la ville de Lyon qui en fit son musée historique en 1921, après qu’il eût été classé monument historique en 1920.

Faute de temps pour la poursuite de cette première visite du Vieux-Lyon, nous regagnâmes la Tour Rose où nous attendait un somptueux et convivial apéritif dinatoire, arrosé de quelques bouteilles de l’excellent vin du VAL FORON, récolté dans les parages de la mairie de Caluire.

 

Les photos seront jointes en galerie photos

 



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