Activités de l'Association

___________________________________________________________________

 

EDITO de la GAZETTE n° 68

 

 NOSTALGIE

 

Nous autres ‘’jeunes’’, en majorité je le pense, sommes à la recherche des souvenirs de notre enfance, qui disparaissent  malheureusement très vite et trop vite : images,   ppellations, odeurs, goûts…

C’est ainsi que s’est développée une pétition  sur cette Croix-Rousse si proche de nous,

par l’histoire et la géographie (dont l’enseignement est de plus en plus négligé).

Le GROS CAILLOU, monument emblématique de ce quartier, est devenu une sorte de gadin, plus ou moins enterré dans une pelouse en pente. Impossible de se faire photographier devant celui qui dominait les personnes, car maintenant mêmes les

gones sont plus grands !

Le promeneur sur le boulevard ne le voit plus qu’en arrivant dessus !

 

La vogue nous permettait d’acheter et déguster ces délicieuses ‘’chiques’’ que l’on avait

pris plaisir à en  suivre longuement la   fabrication,  admirant  l’étirage  du sucre par les

bras musclés du confiseur, et la découpe finale en berlingots.

On ne trouve plus que des bonbons d’origine  industrielle !

 

Et nos ‘’illuminations’’ rebaptisées en fête des lumières par des gens sans culture !

 

La mer reste toujours la «Route gratuite et éternelle » mais les fleuves ne sont plus pour nous des chemins qui marchent , le Rhône moins qu’un autre.

 

Nous ne voyageons plus pour voyager. Nous voyageons pour arriver

Le voyageur et sa malle, tous deux à l’état passif et convenablement tarifés, sont

installés officiellement  dans des voitures spéciales où on les dispose aussi bien

que possible pour leur éviter toute avanie de route.

Ils traversent ainsi sans émotion ni dégâts, la moitié d’un continent et arrivent 

paisiblement à leur destination.

L’étape de Lyon, ils ne l’ont pas brûlée puisque Lyon n’était pas sur leur route.

Elle n’est plus sur l’itinéraire de  «la Malle des Indes », ni sur la « Voie de Gênes » 

 

          Jo Basse

 

 

 

_____________________________________________________________________

NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS

 

 

           ASSEMBLÉE  GÉNÉRALE  2012

 

Notre prochaine Assemblée Générale est programmée pour le

 

JEUDI 17 Janvier 2013 à 18 h à la Mairie salle du Conseil Municipal

 

                       

 

Après les traditionnels rapports d’activités et financiers une courte Conférence,

dont le sujet se prépare,  précèdera le traditionnel verre de l’amitié.

 

Nous joignons à cette Gazette, la traditionnelle procuration , un catalogue de nos monographies* et aussi un rappel de notre travail sur l’inventaire des arbres remarquables que nous voudrions le plus complet possible.

 

 

APPEL  À  CANDIDATURES

 

Nous avons besoin de renouveler et compléter notre conseil d’administration et

aussi notre bureau et pour cela  nous désirerions que des candidates et

candidats se manifestent.                                   Merci de vous inscrire.

 

  * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *     

Nous vous rappelons que la cotisation  2013 (maintenue à 12) sera  encaissée

lors de notre assemblée générale comme les années précédentes.

 

    * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

COURRIEL : n’hésitez pas à nous communiquer votre adresse électronique afin de
                       faciliter la transmission des informations et gagner en rapidité.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

C’est avec une grande tristesse, que nous avons appris cet été, le décès de Mme Anne

Marie Brevet, alerte centenaire, qui nous avait conté une page de l’histoire horticole

de Caluire et Cuire, dans notre Gazette N° 54 : « Une vie d’horticulteur à Caluire, au

 temps des fleurs rue Pasteur ».Nous renouvelons toutes nos condoléances à sa famille.

______________________________________________________________________

 

EDITO GAZETTE n° 70

 

NOUVELLE  ANNÉE

 

Ce passage à la nouvelle année a toujours été marqué de façon plus ou

moins solennelle, et surtout festive.

 

Ce commencement de l’année a évolué dans l’histoire :

 

-Romulus pour les romains fixa cela au 1er mars, d’où ce décalage de

2 mois  que nous retrouvons  dans ces noms de sept…octo...nov…

décembre, les 4 derniers mois de l’année.

César rétablit ce début d’année au 1er janvier.

 

-Au XIIe  l’Église le fixa à Pâques.

 

-En 1564 il sera rétabli  par Charles  IX  au 1er janvier.

 

-La Révolution viendra à son tour modifier cette date en instaurant le

début d’année au 1er vendémiaire an I début du calendrier républicain, correspondant au 22 sept 1792. 

 

-A l’Empire en 1806, le début de l’année redevint celui que nous

connaissons : le 1er janvier.

 

Rappelons que ce changement d’année, peut coïncider avec celui du

siècle, voire  du millénaire : d’où certaines ‘’peurs’’, comme celle de l’an mil.

Le passage au deuxième millénaire fut prévu par certains médias avec

un an d’avance…

 

Il y a peu de temps encore les cérémonies protocolaires des vœux

étaient d’une grande solennité, comme nous le conte ‘’Le Gazetier’’,

dans ce numéro.

 

Henri CHAPOT

 

_______________________________________________________________

 

   Gazette n° 70 Page 2

                 

Propos lyonnais

 

POUR  LE  PREMIER  JANVIER

 

 

Un communiqué inséré dans  la presse annonce que M. le premier président de la Cour d’appel, M. le procureur général, M. le président du Tribunal civil, M. le procureur de la République près le Tribunal de 1ère instance de Lyon ne recevront pas à l’occasion du 1er janvier.

 

Belle occasion d’évoquer ce qu’étaient, il y a soixante ans, les réceptions officielles du 1er janvier.  

 

En ce temps, les vœux présentés à S. Em. le cardinal-archevêque rassemblaient les représentants des autorités civiles et militaires dans la salle des pas perdus de l’archevêché, aujourd’hui salle de lecture de la bibliothèque de la ville. Le quartier général du XIVe corps et du gouvernement militaire de Lyon était installé dans le vieil hôtel de Boissac, à l’angle de la rue Sala et de la rue Victor Hugo, aujourd’hui remplacé par un immeuble depuis que l’hôtel des gouverneurs a émigré aux Brotteaux.

 

Les réceptions des corps constitués donnaient une animation particulière aux rues de la cité : membres du barreau et professeurs de l’Université y participaient en robes et épitoges, violettes, amarante, orange, cramoisi, écarlate.

 

Les délégations militaires donnaient aux réceptions du 1er janvier un caractère spectaculaire. Des uniformes aujourd’hui oubliés, aux couleurs proscrites par les dures réalités de la guerre, mettaient des taches lumineuses dans les défilés.

 

Quelques notes au hasard, le pantalon rouge pour l’infanterie et la cavalerie, bleu à bandes rouges

pour l’artillerie, les tuniques noires à cols et parements rouges chez les cuirassiers, blancs chez les dragons. L’infanterie eut longtemps le col jaune. Et quand les hussards faisaient partie de la garnison, ils étaient avec leurs cols et brandebourgs blancs (les artilleurs avaient les brandebourgs noirs sur leur dolman sombre), les représentants d’une élégance désuète.

Tous ces groupes militaires, gantés de blanc, portant au képi ou au casque plumets et aigrettes, défilaient dans un cliquetis d’éperons, de bancals et de lattes entrechoqués.


Qui donc pensait alors que tous ces accessoires conformes aux règlements en cours, seraient un

jour articles de musée, comme les shapskas, shakos, talpacks, casques polis et sabretaches, et qu’il faudrait aller les retrouver dans les aquarelles de Detaille ?

 

Premiers de l’an lyonnais au temps où le maire Antoine Gailleton recevait les vœux de ses conseillers municipaux, bien oubliés, en un temps où le carillon de l’hôtel de ville n’existait pas encore !

 

Les mendiants avaient ce jour « quartier libre », si l’on peut employer cette expression militaire. Ils étaient particulièrement nombreux aux carrefours, sur les ponts et montée de Fourvière .

 

Une question : qu’est devenue la défroque de cet homme-orchestre, qui, cymbales aux genoux, grosse caisse sur le dos, ocarina aux lèvres, accordéon à la main et chapeau chinois à sonnailles sur la tête, rassemblait les passants place Bellecour et étonnait les nourrices des maisons bourgeoises aux grands bonnets et longs rubans ?

On lui jetait des sous, petits ou gros. Voici qu’on nous annonce le retour de ces gros et petits sous et aussi celui des pièces de cent sous en argent aux effigies de Charles X, Louis-Philippe, Napoléon III et même de la République, que tant de jeunes Lyonnais recevaient en étrenne au matin du 1er janvier, avec la consigne de ne pas les gaspiller !

 

             LE GAZETIER    --    Le Progrès  1959

 

Sur la page suivante, nous avons essayé de donner quelques précisions concernant les noms utilisés dans cet article, disparus presque tous de notre vocabulaire actuel.  NDLR

 

________________________________________________________________________

 Gazette n° 70 Page 3          

.

Concernant les universitaires :

 

Le costume traditionnel comportait :

- une robe (outoge) semblable à une soutane,

- une simarre (2 bandes verticales de soie noire de part et d’autre des boutons),

- une épitoge (bande de tissu de couleur spécifique fixée sur l’épaule gauche par un bouton, avec une extrémité large à l’arrière et plus longue et étroite à l’avant),

- une ceinture longue et large dorée ou de la couleur spécifique,

- un rabat blanc en batiste (comme un jabot),

- une toque de velours noir (uniquement pour les hommes) toujours portée à la main.

et aussi gants blancs et chaussures vernies noires.

 

De nos jours il y a simplification de la tenue :

- robe de cérémonie(à 25 boutons mais limitée à 13 par l’usage) de la couleur de la discipline enseignée : droit, économie – rouge/écarlate / lettres, arts – jonquille/ orange -  sciences : amarante / médecine, pharmacie : groseille/cramoisi et simarre noire. Rabat , gants et nœud papillon blancs.

Recteur et président d’université : violet, théologie : noire (Strasbourg uniquement)

- robe de cours (comprendre l’enseignement) toute noire sans simarre avec 2 bandes des couleurs de la discipline sur les côtés.

La première (grand costume) n’est utilisée que lors des collations de doctorat particulièrement solennelles : honoris causa et soutenance de thèse de médecin.

 

L’épitoge est munie de rangs d’hermine : 1 pour le bachelier, 2 pour le licencié et 3 pour le docteur.

 

Concernant les militaires :

 

- Bancal : sabre courbe de la cavalerie lourde et légère ; ce serait le modèle de la garde républicaine à cheval de nos jours.

- Latte : sabre droit des cuirassiers et des carabiniers (d’où prendre un coup de latte..)

 

- Shapska : casque typique des lanciers (origine polonaise), bombe en cuir à visière surmontée d’un pavillon carré en diagonale ; une chaînette doublée de drap formant la jugulaire.

- Shako : coiffure tronconique à visière, en feutre avec calotte de cuir de vache cirée.

- Talpack : coiffe cylindrique à poils courts, plus haute que large

- Casque poli : en laiton équipé d’une crinière, pouvant porter une coiffe antireflet

- Sabretache : sacoche plate en cuir que le cavalier portait suspendu à la ceinture du côté du sabre

Les noms de ces coiffures ayant des origines étrangères polonaises ou hongroises, l’orthographe varie, et aussi la définition car les formes et les matériaux ont évolué dans le temps

 

DETAILLE : Édouard DETAILLE (1848 / 1912) était un peintre académique proche des milieux militaires, formé par Meissonier ; il fut peintre d’histoire ayant une prédilection pour les scènes militaires. Il peignait lentement et produisait des œuvres aussi réalistes et précises que possible. Il s’était engagé lors de la guerre de 1870.

_______________________________________________________________________

Gazette n° 70 Page 4

          

QUERELLES   DE  CLOCHERS

 

 

Après d’importants travaux de modernisation du site, et de changement de propriétaire, il semblerait que nous allions vers une polémique concernant le reliquat  des bâtiments de l’ancienne Abbaye de La Rochette, qui sont l’identité  de ce quartier depuis bientôt deux siècles.

Cela rappelle un peu ce qui s’est passé, voici presque un siècle, lorsque fut décidée la démolition des bâtiments ancestraux de l’Hôpital de la Charité afin de construire l’Hôtel des Postes, et la sauvegarde du clocher de sa chapelle.

Nous pouvons remarquer que ces clochers, bien que fort différents par leur histoire et la qualité de leur construction, ont une certaines similitude dans leur silhouette, du fait qu’ils ont chacun une toiture en forme de dôme, surmontée d’un clocheton supportant une croix.   

 

Rappelons brièvement l’histoire de cet Hôpital et de son clocher, ainsi que son sauvetage. En 1531 suite à une grande famine, Lyon vit arriver de nombreux démunis qui furent secourus par les Lyonnais de façon efficace, et il fut donc décidé d’établir en 1534, une institution pérenne : l’Aumône Générale

Celle-ci acheta des terrains  en 1634, et trois ans plus tard ce fut le lancement de  l’édification de l’ Hospice de La Charité.

           

En 1665 l’architecte-sculpteur BERNINI (dit Le Bernin), fit étape à Lyon, sur la route de Versailles, ainsi que lors de son retour à Rome ; deux ans plus tard, le maître-maçon Jacques Abraham, compagnon, dit La Liberté, éleva le clocher de la chapelle de la Charité. Ce travail aurait été fait d’après les plans du  Bernin…Le doute subsiste, du fait que pour les spécialistes,  son style   ne se retrouverait pas dans cette œuvre ; ce que confirmeraient ses habitudes faisant que ne pouvant tout assumer, il confiait les esquisses à des élèves ou à d’autres artistes. 

 

Les siècles passèrent sur cet hôpital, qui plus tard entra dans le giron des Hospices Civils de Lyon, mais en 1935, le Maire de Lyon, Édouard Herriot, confia la réalisation d’un Hôtel des Postes à l’architecte Roux-Spitz, sur ce site. La démolition de ce bel édifice, se fit rapidement, mais les lyonnais demandèrent que la chapelle et son clocher soient sauvegardés, et pétitionnèrent. Comme on le sait, seul le clocher fut maintenu, car le maire considéra ‘’…qu’il était un des visages de la ville et que cette haute silhouette relevait un peu ce qu’il y avait de rectiligne et de monotone dans ces toitures de même niveau..’’

 

Pour La Rochette, l’histoire est plus simple, et commence par une maison forte érigée sur un petit ‘’roc’’ au XVIe siècle, puis après une succession de divers propriétaires, en 1824 Mme du Pelouxen fit l’acquisition. C’était en vue d’y fonder une Abbaye de Bénédictines, qui perdura jusqu‘en 1970, où l’urbanisation intensive obligea la congrégation à émigrer vers un lieu plus apte à la méditation, en Savoie.

 

Devrons-nous pétitionner, nous aussi, pour conserver ‘’ce visage’’ du quartier ?                 H. C.

 

 

                                 

 

 

 

 



Les réactions

Avatar Hofmann

Je consulte ce jour pour la première fois, je trouve le site fort bien. Félicitations à bientôt. Michèle Hofmann

Le 11-12-2012 à 20:54:50

Réagir


CAPTCHA